Participer – Consultation publique sur la diffusion du Recensement de la population de 2026 (du 9 janvier 2024 au 31 mars 2024)

Décortiquer les rôles des données et des preuves en vue d’assurer la réussite du secteur à but non lucratif

Les organismes sans but lucratif peuvent utiliser des données et des données probantes pour évaluer, planifier, allouer des ressources et démontrer efficacement leur impact. Ces pratiques mènent à une prise de décision plus éclairée, plus efficace et plus percutante dans le secteur à but non lucratif.

Les données et les preuves sont les piliers essentiels des secteurs philanthropique et à but non lucratif. Ils aident les organismes à prendre des décisions éclairées et des mesures significatives. Bien qu’elles soient souvent utilisées de façon interchangeable, les données et les preuves sont distinctes mais étroitement liées. Chacune joue un rôle crucial à l’origine du changement.

Que sont les données? (La matière première)

Les données servent de matière première à partir desquelles les preuves sont dérivées. Il s’agit d’information non traitée provenant de différentes sources, notamment les sondages, les bases de données, les rapports gouvernementaux et les dossiers administratifs. Elles peuvent être quantitatives ou qualitatives. Leur fiabilité peut grandement varier selon divers facteurs, tels que la partialité.

Que sont les preuves? (Observations approfondies)

Les preuves sont les résultats des processus d’analyse et d’interprétation des données effectués dans le but de tirer des conclusions significatives. Elles comprennent les études de recherche, les évaluations et les études de cas soumises à un examen rigoureux en vue de prouver leur validité, leur fiabilité et leur pertinence. 

Les données permettent de jeter les bases et les preuves mènent à la prise de décisions éclairées. Les approches fondées sur les données favorisent la transparence, la responsabilisation et l’efficacité. Elles permettent aux organismes sans but lucratif de mieux desservir leurs collectivités.

Comment et pourquoi utiliser les données?

Les organismes sans but lucratif utilisent les données et les preuves pour évaluer, planifier et allouer leurs ressources, et démontrer leur incidence avec efficacité. De telles pratiques mènent à la prise de décisions plus éclairées, plus efficaces et plus significatives dans le secteur à but non lucratif. Voici quelques lignes directrices de base que les organismes sans but lucratif devraient adopter pour maximiser leur incidence (si ce n’est pas déjà fait) :

Assurer la qualité des données : faire preuve de rigueur en ce qui a trait à la collecte de données et aux processus de validation pour obtenir des observations fiables.

Intégrer les données à la planification : intégrer les données et les preuves à la planification stratégique pour prendre des mesures éclairées.

Inclure l’apprentissage continu : prendre part à des boucles de rétroaction et à des évaluations pour assurer l’amélioration continue.

Promouvoir le partage des connaissances : partager les conclusions et collaborer pour accélérer les progrès.

Investir dans le savoir relatif aux données : permettre au personnel d’acquérir des compétences relatives aux données au moyen d’occasions de formation et de perfectionnement.

Miser sur la technologie : employer des solutions technologiques pour assurer l’efficacité du recueil, de l’analyse et de la communication des données.

Engager les parties prenantes : engager les bénéficiaires et les membres de la collectivité pour recueillir de précieux commentaires.

Au-delà de ces pratiques exemplaires, le secteur à but non lucratif explore des approches novatrices qui visent à améliorer le conduit entre la recherche et les politiques. Ce conduit est semblable au concept du milieu de la santé dit « du laboratoire au chevet du patient ». À titre d’exemple, le What Works Global Summit 2023 tenu à Ottawa a rassemblé des praticiens et des chercheurs dans le but de combler l’écart entre la recherche et les politiques du monde réel. Au cours de cette conférence, les participants ont tenté de déterminer ce qui distinguait les recherches utilisées pour influencer les politiques de celles qui ne sortent jamais des cercles universitaires. L’accent a également été mis sur les pratiques d’apprentissage du secteur afin de veiller à ce que les preuves servent de fondement de la prise de décisions éclairées. Plusieurs des ateliers et des tables rondes portaient sur la synthèse des meilleures preuves, c’est-à-dire sur le recueil et l’analyse de recherches existantes en vue de présenter des observations, des conclusions et des recommandations détaillées. Ces méthodologies permettent aux décideurs de bien comprendre les preuves disponibles.

Ce point de vue n’est pas chose nouvelle, car il est étudié et appliqué depuis longtemps dans le milieu de la santé. Comme il est mentionné ci-dessus, le secteur de la santé a adopté l’approche dite « du laboratoire au chevet du patient » dont le but consiste à mieux traduire les recherches scientifiques en soins aux patients et d’améliorer concrètement l’état de santé. Le secteur à but non lucratif peut certainement s’inspirer de ces pratiques bien établies dans divers autres secteurs.